Le saviez-vous ?

Pourquoi les éoliennes ont-elles généralement trois pales ?

Le vent est freiné par les obstacles du sol (arbres, bâtiments…). Sa vitesse augmente donc avec l’altitude. La force exercée par le vent est plus importante au niveau de la pale la plus haute qu’au niveau de celle la plus basse. Cette différence induit une torsion au niveau de l’axe du rotor. Un nombre pair de pales entraînerait des contraintes mécaniques et augmenterait l’usure et le risque de panne du système. Au contraire, un nombre impair de pales (donc une disposition sans opposition verticale) réduit ces contraintes. En outre, cela diminue les vibrations et donc le bruit émis par les éoliennes.

De plus, chaque pale produit des turbulences qui gênent la pale suivante et réduisent le rendement global du dispositif. Les éoliennes à trois pales sont donc les plus efficaces et les plus silencieuses : elles réduisent les contraintes mécaniques et offrent un rendement élevé.

Les éoliennes font-elles beaucoup de bruit ?

Une éolienne est une source d’émission sonore. Les fabricants, conscients de ce problème, ont significativement réduit le niveau d’émissions sonores des éoliennes et des progrès technologiques continus entraînent une réduction constante du niveau de bruit généré grâce à :

  • L’optimisation du design des pales et des matériaux qui les composent
  • Des engrenages de précision silencieux
  • Le montage des arbres de transmission sur amortisseurs
  • Le capitonnage de la nacelle

Précisons que les émissions sonores des éoliennes sont en partie couvertes par le niveau des bruits ambiants qui croît avec la vitesse du vent. A partir de 7 à 8 m/s (25 à 29 km/h), les bruits ambiants dus au vent masquent en grande partie le bruit des éoliennes.

Enfin, les émissions sonores dépendent également de l’environnement, de la topographie du site, de la végétation et de l’urbanisme. Une bonne prise en compte de l’environnement local lors du choix du site d’implantation permet de réduire significativement les nuisances sonores. Pour chaque parc, une étude d’impact comprenant un volet acoustique est réalisée par un bureau d’étude indépendant et permet de garantir le respect de la législation sur l’acoustique. L’objectif de THEOLIA est de réduire au maximum l'écart entre le bruit ambiant et le bruit induit par les éoliennes.

Qu’en est-il de l’impact paysager ?

La perception du paysage et de sa modification reste subjective et varie grandement d’une personne à l’autre. Pollution visuelle pour les uns, objet esthétique pour les autres, les avis divergent radicalement. Ce qui est sûr, c’est que les éoliennes ne défigurent pas plus les paysages que les centrales nucléaires ou thermiques et les couloirs de ligne à haute tension qu’elles génèrent.

Pour un parc éolien, l’intégration paysagère est soigneusement étudiée et constitue un point fondamental lors du développement. Le site d’implantation étudié doit préserver les zones naturelles, paysagères ou architecturales sensibles, être conçu en harmonie avec son territoire et limiter les éventuelles co-visibilités. Des outils tels que les photomontages permettent de simuler en amont les modifications paysagères liées à l’implantation d’éoliennes pour pouvoir informer le public. Visualiser les futures éoliennes dans l’espace permet de s’approprier le projet et, grâce à une concertation, d’aboutir à une implantation optimum des machines.

Les terres sur lesquelles sont implantées les éoliennes sont-elles utilisées ?

Lorsqu’il s’agit de prairies naturelles ou artificielles, les animaux peuvent paître sans restriction ou risque de proximité des aérogénérateurs. Pour les zones de culture, les contraintes sont les mêmes que celles induites par les pylônes de télécommunication. En outre, les propriétaires des terres perçoivent une rémunération correspondant à la location des emplacements.

Les éoliennes représentent-elles un danger pour les oiseaux et les chauves-souris ?

L’expérience acquise permet aujourd’hui de bien appréhender et de maîtriser le danger que représentent les éoliennes pour les oiseaux et les chauves-souris. Tout d’abord, l’étude d’impact systématique, réalisée par des organismes indépendants avec au moins une année complète d’observation, identifie les espèces nicheuses sensibles ou emblématiques ainsi que la présence d’éventuels couloirs de migration.

Les risques de collision en fonction des zones de nidification et des comportements sont évalués et ces données sont prises en compte lors de la conception du parc. L’implantation des éoliennes est généralement située en dehors des axes principaux des éventuelles migrations. Des trouées de plusieurs kilomètres entre deux éoliennes peuvent également être envisagées pour le passage des oiseaux.

De manière générale, les aérogénérateurs modernes tournent très lentement, ce qui permet aux oiseaux et aux chauves-souris d’éviter les pales. Des études montrent également que la majorité des espèces migratrices modifient leur comportement à l’approche des éoliennes. Afin de poursuivre l’amélioration continue de la connaissance sur l’avifaune et les chauves-souris, des campagnes d’observations sont souvent réalisées durant l’exploitation des parcs.

Les éoliennes font-elles fuir le gibier ?

Pendant la construction d’un parc éolien, les grands animaux peuvent éventuellement être dérangés. Pour les sites les plus sensibles, il est important d’organiser les gros travaux en dehors des périodes de reproduction de la plupart des animaux.

Pendant l’exploitation du parc, le gibier s’habitue facilement à la présence d’éoliennes. Des études ont été réalisées à proximité de parcs éoliens en fonctionnement ; les résultats montrent que le comportement et la répartition du gibier sont quasiment identiques avec ou sans les éoliennes.

La présence d’éoliennes brouille-t-elle les écrans de télévision ?

Les équipements électriques et électroniques des éoliennes répondent aux normes en vigueur quant aux émissions électromagnétiques et ne sont en aucun cas source de parasites. De plus, au cours du développement du projet, le choix de l’emplacement des éoliennes prend en compte les éventuels risques de perturbation des faisceaux hertziens et leurs gestionnaires sont consultés.

Si malgré ces précautions, des perturbations sont constatées, le maître d’ouvrage réalise, à ses frais, une installation de réception ou de réémission propre à assurer des conditions de réception satisfaisantes pour le voisinage de la construction.

Les éoliennes sont-elles responsables de la hausse du prix de l’électricité en France ?

La hausse répétée du prix de l’électricité en France est souvent expliquée par la nécessité de compenser le coût de rachat de l’électricité produite par les énergies vertes. C’est faux !

En France il existe une taxe au titre de contribution au service public de l'électricité. Elle est acquittée par chaque consommateur final d'électricité proportionnellement à sa consommation. Pour 2010, cette taxe a couvert :

  • pour 24 % l’obligation d’achat de l’électricité produite à partir des énergies renouvelables,
  • pour 32 % l’obligation d’achat de l’électricité produite par la cogénération gaz,
  • pour 41 % le financement de la péréquation tarifaire (le fait que les consommateurs des DOM-TOM paient un tarif identique aux consommateurs métropolitains malgré un coût de production de l’électricité plus important).

Historiquement, ce sont bien la péréquation tarifaire et la cogénération gaz qui captent la plus grande partie de cette taxe en augmentation. Et au sein des énergies renouvelables, il ne faut pas oublier la part significative dédiée au financement du développement du solaire photovoltaïque. D’autre part, précisons tout de même qu’en France, le prix de l’électricité reste inférieur d’environ 30 % aux tarifs pratiqués en moyenne ailleurs en Europe.